Chant du Gros - Edito

Edito

Mon sympathique ami Donald en conviendra, je suis, sans fausse modestie, le plus grand manager que la terre ait porté. Dans son best-seller gentiment philanthropique L’art de presser le citron, l’excellent garçon ne fait que reprendre à son compte quelques-uns de mes préceptes les plus bénins. Que voulez-vous, c’est un tendre.

Un grand manager se doit de capter l’air du temps. À l’heure de l’hystérie connective et des écrans jusque dans vos slips, l’air du temps s’écrit TRANSPARENCE. Les prix des artistes s’envolent ? Certains rechignent à communiquer des chiffres. Je n’ai pas de ces réticences-là. Des chiffres, en voilà :

Dix-sept et demi. Trente-trois mille deux cent cinquante-sept. Vingt-deux. Cent cinquante et un. Un milliard et des poussières. Zéro. Quatorze. Trente-neuf. Soixante-huit. Soit, en francs turcs, pesetas mandchoues, lires sterling, piastres belges et autres intéressantes devises de notre belle planète, ce que nous aurons coûté l’un ou l’autre de nos artistes. Voilà, vous savez tout. Je n’ai rien à cacher. Même pas l’estime que je vous porte.

Votre ami pour la vie,
Georges Calgon

 
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29e édition
3 / 4 / 5
septembre 2020

Le Noirmont